FESTIVAL VAGABOND D’ART CONTEMPLATIF

Une belle façon de découvrir l’art bouddhique !

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Atelier d’argile artcontemplatif.wordpress.com

Ce FestiVAC est une invitation à trouver des instants d’écoute, sans rien dire, à laisser de la place pour le bruit du vent, pour les gestes, pour les sensations; c’est du silence en présence, une écoute qui se remplit du monde, une légende en train de se créer, un exercice de plénitude.

 

C’est une opportunité pour entrer en contact avec la nature, avec les éléments à l’état pur; un temps pour se réorganiser sans effort, se réinventer sans artifice; c’est un moment pour s’aligner (corps, parole, esprit); un moment pour revenir à ce qui est là, avec curiosité sans agitation, sans préoccupation, sans préconception, dans la détente et l’abandon.

 

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Mais qu’entend-on par « art contemplatif »?

Le mot « art » ici fait référence à la perception, c’est-à-dire à la création sensorielle et mentale. L’adjectif « contemplatif » repose sur la capacité d’être consciente. On pense à la présence, la pleine présence, à la concentration, la centration, l’attention, la vigilance, la rencontre entre l’intériorité et l’extériorité, là où cette division s’efface. C’est aussi ce qu’on nomme la « méditation ».

En cela, l’art contemplatifs’oppose à l’idée que l’art serait séparé de la vie au quotidien. On le considère davantage comme une porte sur la vie, c’est l’art du vivant. L’individu ici est en soi, de par son expérience vivante, à la fois l’artiste et l’œuvre. Cette forme d’art met en lumière la vie de l’esprit dans toute sa richesse et sa profondeur, peu importe la situation. En cela, on s’éloigne de la dépendance aux conditions extérieures et on s’ouvre à toute situation telle qu’elle est. Cet art est sans but, sans hier et sans demain, il est dans le « maintenant » sans forme épousant toutes formes. Donc, l’art contemplatif repose sur l’expérience vivante avec ses multiples nuances. C’est une attitude de curiosité, d’appréciation, de joie naturelle, de bienveillance, de non-violence, d’ouverture, de sagesse (intuition), de bonté fondamentale, d’amour de soi et d’autrui inséparable. 

Pourquoi dit-on que c’est un « Festival Vagabond »?

On le nomme festival parce que la joie s’exprime par la simplicité, l’attention vigilante et par des moments de silence intérieur. Ce n’est pas du divertissement, mais du « ravivement », de l’« envivement », c’est-à-dire le fait de redonner à la vie ce qui lui est propre, son côté vif et poignant. Le terme « vagabond » fait référence au développement de la sagesse. Comme les sages des temps précédents, on le dit « vagabond »parce que ce festival est ouvert aux possibilités. Nos éditions précédentes ont vagabondé à Québec et à Rivière-du-Loup.

 

 

Comment faire ?

D’abord laisser tomber l’idée de résultat (qui tire l’individu dans le futur);

Quoi qu’il en soit, simplifier;

Réfléchir au fait qu’il n’y a rien à faire;

Lâcher;

Ouvrir; S’ouvrir

Se détendre;

Savourer et créer de l’espace en soi et pour les autres;

Considérer la vacuité de tout ce qui apparait et jouer avec elle;

Observer les réflexes, ne pas y répondre, ne pas rejeter ces mêmes réflexes non plus;

Considérer que chaque expérience est un enseignement profond,

un enseignement du cœur, une découverte du cœur;

Gouter l’ambigüité comme source d’humour.

 

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Au cours du Festival Vagabond d’Art Contemplatif,

regarde attentivement;

bouge attentivement;

parle et chante attentivement;

écoute attentivement;

touche attentivement;

renifle et goute attentivement;

observe attentivement les pensées… pense attentivement.

Au-delà de l’interprétation personnelle, le cœur peut accueillir l’étendue du moment présent. La perception est ainsi le véhicule du coeur. Nous avons le choix : réduire l’infini à se que l’on connait, s’y fermer ou s’ouvrir, être toucher à l’infini. Les choses sont d’une telle simplicité, elles n’ont pas besoin de référent !

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Diane Denis enseignante

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Rétrospectives 2014 à 2019

« Il y a bien longtemps, il était de bon ton de se réunir dans un jardin privé

pour s’adonner aux arts, pour discuter philosophie, pour lire des poèmes,

pour admirer peinture et pierre originales, pour manger avec des amis,

pour réfléchir sur la vie en se promenant sous la lune.

À cette époque, la spiritualité, la quête de beauté,

le dépassement de soi et l’harmonie avec la nature

étaient des valeurs fondamentales. »

                                                                                                                      Auteur chinois inconnu

 

Le Festival Vagabond d’Art Contemplatif est un espace de création qui a débuté au Québec en 2014 et qui participe à l’émergence d’une culture bouddhiste contemporaine. Il ouvre une fenêtre sur l’exploration de la méditation et encourage la contemplation de son émergence dans la création artistique. Le point de départ découle de notre perception nue, sans étiquetage, d’une attention éveillée à ce qui est là, maintenant. De cette fraîcheur naît naturellement un sentiment d’appréciation.

Cette approche se révèle d’une part à travers une application de sa philosophie bouddhiste et d’autre part, par des moyens d’expression spontanément présents et très diversifiés. Dans l’art comme dans la vie, on a besoin d’étudier, de développer des habiletés, d’absorber la connaissance et la vision qui nous sont transmises à partir d’une tradition. Peu importe qu’on soit une étudiante ayant encore beaucoup à apprendre ou une experteIMG_0657, nous sommes dans l’instant de création et il y a dans cet état un sentiment de complète confianc

Notre activité est simplement d’apprécier la nature des choses telle qu’elle est et de l’exprimer sans le trouble des pensées et de la peur. 

Le problème principal du travail artistique en général est la tendance à séparer l’artiste de l’auditoire, comme si l’artiste doit envoyer un message aux autres. On abandonne aussi l’idée qu’il faut faire un effort spécial pour impressionner la galerie ou pour imposer quelque chose.

Dans l’art contemplatif, l’artiste est à la fois l’auditoire et le créateur, la vision n’est pas séparée de l’action et la peur de l’échec n’a pas d’emprise. L’individu ne fait que danser, chanter, peindre, écrire, etc. Dans cette approche, un débutant pourrait prendre un pinceau et créer un chef-d’œuvre, c’est possible.

Cette forme artistique fait donc référence à une attitude très directe et immédiate face au travail créatif. Elle n’est donc pas nécessairement la représentation de symboles ou d’idées bouddhistes, comme le mandala, la roue de la vie, l’histoire du bouddha, mais fait davantage référence à ce qui émerge d’un état d’esprit méditatif.

Inspiré de divers extraits et entretiens de Trungpa Rimpoché

FestiVAC à St-Hubert de Rivière-du-Loup 2014–15-16 : 

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FestiVAC à l’Ermitage de Sahlé O 2017-19 :

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 Que tout soit propice!

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